Depuis près d’un an entre les mains du Mfdc: Les 7 militaires et un gendarme vont de mal en pis
Source : Autres presses : Dernière Mise à jour : 21/11/2012
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En juillet dernier, alors interrogés par voie de presse, les huit soldats pris en otages par les combattants du Mfdc, depuis décembre 2011, notamment, par la branche radicale dirigée par le chef de Atika, se confiaient.

Assis à même le sol, les mains liées derrière le dos, un d’entre eux disait que leurs conditions de détention ne souffraient d’aucune anomalie. Aujourd’hui, après presque un an de captivité (11 décembre 2011), les conditions de détention des 7 diambars et un adjudant de la gendarmerie semblent aller de mal en pis. Leur transfèrement en territoire gambien expliquerait cette situation.

Le désespoir semble prendre le dessus sur l’espoir que nourrissaient, en juillet dernier, les huit soldats dont des gradés (caporal, adjudant) et des soldats de première et de deuxième classe. L’un d’eux avait confié : « nous sommes en bonne santé. Nous sommes bien traités par nos ravisseurs.

Il faut que l’on continue de bien nous traiter, jusqu’au jour où on va quitter cet endroit ». Aujourd’hui, presqu’un an, après leur prise en otage, « leur détention dans cette forêt touffue de la verte Casamance semble se détériorer au jour le jour », informe une source villageoise pas loin du lieu de détention. Selon toujours la même source, « ces diambars dont des gradés (caporal, adjudant) et des soldats de première et de deuxième classe, sans oublier l’adjudant, chef de poste de la brigade d’Affiniam », surveillés comme l’huile sur le feu, sont, depuis un certain moment, pour des questions de sécurité, suite aux fréquents ratissages de l’armée sénégalaise, transférés en territoire gambien, dans la localité de Soma, premier poste de police gambienne, frontalier avec le Sénégal sur la transgambienne. Notre interlocuteur qui suit de prés cette situation, précise : « en dépit de leur situation pas du tout enviable, par le fait que certains parmi eux se nourrissent à peine, les otages bénéficient de soins médicaux ». Pis, ces otages qui avaient affirmé, il y a quatre mois, être en contact avec leurs proches, par courrier, grâce à la Croix-Rouge qui fait office de courroie de transmission, « seraient aujourd’hui, coupés de tout contact. Ce qui a fini de saper leur moral ». C’est en sens qu’un repenti du Mfdc, installé dans un village situé dans le nord Sindian, avec qui, nous sommes entrés en contact, hier, a laissé entendre que « les nouvelles autorités étatiques et les acteurs du conflit doivent trouver, au plus vite, une solution, afin de libérer ces otages qui vont, dans 20 jours, boucler un an de captivité dans la forêt ». Ce qui va, sans nul doute, déteindre sur leur santé, au vu du lieu où les normes de détention de prisonniers de guerre régies par la convention des droits de l’homme des Nations Unies, ne peuvent être respectées. Du côté de l’Etat, le ministre des Forces Armées avait laissé entendre, lors de la visite du chef de l’Etat dans certains cantonnements militaires de la Casamance, notamment à Mpack, (dernier poste militaire sénégalais frontalier avec Bissau) que cette question d’otages militaires va bientôt trouver une issue heureuse sans bruit. Mais, du côté des parents des prisonniers, on dénonce la lenteur avec laquelle la question est abordée.

Sékou Dianko DIATTA

 

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