Meurtre de Ndiaga Diouf : Barthélémy Dias plaide non coupable et accuse
Source :  Wal Fadjri : Dernière Mise à jour : 22/11/2012
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Au lendemain de la réouverture du dossier relatif à la fusillade à la mairie Mermoz Sacré-cœur qui s’était soldée par la mort de Ndiaga Diouf, Barthélemy Dias indexe le régime libéral dans cette «opération de sacrifice qui a mal tourné». Le jeune socialiste clame son innocence.

 

Barthélemy Dias réagit suite à la réouverture du dossier relatif à la fusillade à la mairie de Mermoz Sacré-cœur ayant culminé avec la mort du jeune nervi Ndiaga Diouf. Le jeune socialiste continue de clamer haut et fort son innocence. «Je n’ai tué personne ! La seule chose que l’on peut me reprocher, c’est de m’être défendu», affirme-t-il. En retour, il accuse le régime libéral d’être derrière cette histoire qui lui a valu un séjour carcéral : «La responsabilité du Pds, de Abdoulaye Wade, dans ce crime ne souffre d’aucun doute.» «Je me réjouis de la réouverture du dossier. Le dossier n’a jamais été classé. Il y avait des témoins qu’on devait entendre dans ce dossier et qui étaient hors du Sénégal. Une de ces personnes est dans l’entourage de l’ancien président Abdoulaye Wade. Je souhaiterais que toute la vérité éclate dans cette affaire», déclare le socialiste. Le député maire de Mermoz Sacré-Cœur a-t-il des raisons de s’inquiéter avec la réouverture du dossier ? En effet, quelques mois après sa libération au terme d’un bref séjour à la prison de Rebeuss, voilà que le doyen des juges d’instruction de Dakar, Mahawa Sémou Diouf, a entamé l’audition des témoins.  Avec notamment, le journaliste de la Tfm, Chérif Dia, et son cameraman Ibou Diouf.

L’affaire de la fusillade à la mairie Mermoz Sacré-Cœur est consécutive à l’attaque dont Barthélemy Dias a été victime au sein de l’institution municipale. L’expédition punitive s’était soldée par la mort du jeune nervi, Ndiaga Diouf. C’est à cause de cette affaire que le jeune socialiste a été placé sous mandat de dépôt pour trois chefs d’inculpation : meurtre, coups et blessures volontaires et détention illégale d’arme. Au même titre que Abib Dieng, Cheikh M. Doucouré et Seydina Oumar Mangoné. Les nervis ayant subi des blessures lors de l’attaque (Cheikh Diop et Bocar Sy) sont aussi en détention préventive. Ils ont été inculpés d’association de malfaiteurs, de menaces verbales, d’attroupement illicite sur la voie publique et de participation à un rassemblement non autorisé. Toujours au banc des inculpés, figurent les deux gardes du corps de l’ancien chef de l’Etat, Abdoulaye Wade : Baye Moussa Bâ «Bro» et Sémou Diouf Niokhor.

Pape NDIAYE




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