HOMMAGE UN AN APRES LE DÉCÈS ATROCE DE MAMADOU DIOP Le manque de reconnaissance politique du pouvoir actuel dénoncé
Source :  Wal Fadjri : Dernière Mise à jour : 31/01/2013
Lu : 186 fois

Cela fait maintenant un an que l’étudiant Mamadou Diop a été mortellement fauché par le dragon de la police à la place de l’Obélisque. Mais ses proches soutiennent que les nouveaux tenants du pouvoir ne sont pas reconnaissants en vers le «martyr» Mamadou Diop.

Un an après son décès tragique, le 31 janvier dernier, les proches de l’étudiant Mamadou Diop mortellement fauché par le dragon de la police à la suite des événements qui ont suivi la validation de la candidature du président Abdoulaye Wade à l’élection présidentielle par le Conseil Constitutionnel, déplorent la non implication des tenants du pouvoir sur cette affaire. En conférence de presse, hier, au siège de la Rencontre africaine des droits de l’homme (Raddho), ils n’ont pas manqué de dénoncer le mutisme des nouvelles autorités alors qu’elles étaient «témoins oculaires du drame». Le président de la Fédération internationale des droit de l’Homme (Fidh), Assane Dioma Ndiaye est le premier à tirer sur le pouvoir. «C’est maintenant le temps de parler du manque de reconnaissance politique du gouvernement actuel. La famille de Mamadou Diop doit être assistée. Aucun geste symbolique n’a été fait dans ce sens», fulmine-t-il. Mais ce qui irrite le plus Me Assane Dioma Ndiaye, c’est la lenteur notée dans la procédure judiciaire alors que le «meurtre» fait maintenant un an. «C’est le lieu de noter la lenteur de la procédure. Ça fait maintenant un an que les choses traînent alors que des personnes ont été identifiées et qui ont joué un rôle déterminant dans ce crime. On doit se mobiliser pour que la lumière éclate, cette affaire ne doit pas rester impunie», s’offusque-t-il. Embouchant la même trompette, le président du Mouvement action citoyenne (Mac) et ami du défunt, Bassirou Sy affirme que la justice doit être rendue dans cette affaire: «Nous, les anciens condisciples de Mamadou Diop, nous voulons que justice soit faite. La justice ne doit pas être amnésique. Tout le monde connaît les circonstances dans lesquelles ce meurtre a été commis». Très amer, Bassirou Sy est revenu sur la plainte déposée par Arona Sy contre Alioune Tine de la Raddho et Seydi Gassama d’Amnesty international. Pour lui, cette plainte n’est qu’une diversion pour occulter le «meurtre de Mamadou Diop». «C’est de la diversion, comment sa plainte peut-elle prospérer alors que la plainte que nous avons déposée contre lui n’a même pas été abordée par la justice sénégalaises ?» Sur cette affaire, il est appuyé par Mouhamadou Barro du M23 de Mbour. Ce dernier n’apprécie pas le fait que les députés lèvent l’immunité parlementaire de Ousmane Ngom  pour entamer une action judiciaire contre lui dans le cadre de la traque des biens mal acquis sans évoquer cette affaire. «Alors que tout le monde connaît le degrés d’implication de Ousmane Ngom dans cette affaire», laisse-t-il entendre.

En revanche, le Mouvement action citoyenne compte organiser une journée pour rendre hommage à l’étudiant Mamadou Diop à Mbour, le 31 décembre prochain, l’anniversaire de son décès. Ainsi, à en croire Bassirou Sy, une marche sera organisée et partira du lycée Demba Diop pour se terminer à la préfecture où un mémorandum sera remis au préfet du département. Pour Mouhamadou Barro, il s’agira de faire de Mamadou Diop un exemple pour la jeunesse Sénégalaise. «Mamadou Diop n’a jamais été militant d’un parti politique. Il était actif pour la lutte contre l’injustice et pour un Etat de droit. C’est un martyr auquel la jeunesse doit s’identifier», dit M. Barro.

 

Mamadou GACKO




Notez cet article :
1
2
3
4
5

 Envoyer cet article à un ami
 Articles du même auteur >>